jeudi 30 août 2012

Top 10 des épisodes de séries TV


Ça fait un p’tit bout de temps que j’avais envie de partager ma passion des séries tv ici, mais je n’ose pas encore me frotter au dur exercice de la critique. Il en existe déjà de très bonnes sur le net par là.

Non, ce que je vous propose c’est mon top 10 des épisodes de séries TV qui m’ont marqués. Les scènes que je revois quand j’évoque telle ou telle série que j’ai aimée.
Attention donc aux novices. Risque de spoilers intempestifs.

The Sopranos. Saison 5, épisode 13:

« All due respect »


La scène de la mort de Tony B. , elle m’a longtemps hantée cette scène. Les Sopranos est une série construite de telle sorte que l’on s’identifie rapidement à son personnage central, Tony Soprano. C’est l’épisode où tout bascule. On lui avait déjà pardonné pas mal d’incartades auparavant (il allait se faire pincer par les flics), on s’ingéniait à lui trouver de bonnes raisons (il protège sa famille), à lui inventer des circonstances atténuantes ( c’est à cause de sa mère et de son caractère de chien).
Et là, paf, coup de couteau dans le dos (ou plutôt coup de carabine entre les deux yeux), il tue son cousin Tony B. , son alter ego, sa chance de rédemption. Pour voir ou revoir cette scène d’anthologie c’est ci dessous.

Mad Men. Saison 4, épisode 7:

« The suitcase »


Un épisode ou tout tourne autour de Don et Peggy et de leur relation. Durant une longue nuit, ils vont se dévoiler à l’autre. Ils s’engueulent, puis font preuve de tendresse… tout comme un couple. Mais c’est là que c’est génial! Don et Peggy ne forme pas un couple. Ce sont juste deux paumés qui portent des secrets. Le rapport dominant/dominé change sans cesse de camp. Un épisode magnifique à saisir dans son ensemble.

Breaking Bad. Saison 3, épisode 10:

« Fly »


De Breaking Bad, j’aime les images soignées comme un bon western. Cet épisode ne vous montrera pourtant pas ce genre de plans ( camping-car d’où s’échappe une fumée verte sur ciel bleu dans l’ocre du désert du Nouveau-Mexique). Non, cet épisode est un huis-clos qui va voir se confronter Walter et Jesse. Tout commence par l’arrivée d’une mouche dans le labo. Walter devient fou et essaie par tous les moyens de la tuer. Je me souviens de beaucoup de choses de cette série, mais la tension liée à l’intrusion de cet insecte est ce qui me revient en premier lieu

Lost. Saison 4, épisode 5:

« The constant »

 

Desmond est mon personnage préféré dans Lost. Alors, que déjà cet épisode soit centré sur lui m’aidait à en faire un de mes favoris, mais c’est aussi dans celui-ci que Desmond voit ses « capacités » se développer. On voyage dans le temps, dans l’espace. On suit Desmond à travers sa recherche désespérée de la « vraie » réalité. Il ne cesse de courir après la femme qu’il aime. Mais il en est sans cesse empêché par des « sursauts » qui le trimballe d’une réalité à une autre. entre fiction, rêve et souvenir, comment savoir qui on est réellement? A mon sens, le meilleur épisode de tout Lost.

Six Feet Under. Saison 5, épisode 12:

« Everyone’s waiting »

 

Pour celui-ci, je suis sûre de ne fâcher personne. Il s’agit de la référence! C’est le final qui clot magistralement cinq saisons de Six Feet Under. C’est sûrement la première fois qu’on voit une série se clore avec autant de brio. Cette conclusion permet de considérer l’ensemble de la série comme une œuvre totale, non plus comme des brèves morcelées que l’on retrouve d’une semaine sur l’autre. Amener une fin à cette série la fait sortir du lot. ça résume tout, ça anticipe la suite. Et surtout, c’est cohérent. On ne reste pas sur notre fin. On a répondu à nos questions. Il est temps de laisser partir les Fisher… Et puis, entre nous, qui n’a pas pleuré en regardant cet épisode?

Twin Peaks. Saison 1, épisode 5:

« Cooper’s dream »

 

Culte aussi celui-là! La fameuse scène du rêve de l’agent Cooper… ou comment être mal à l’aise tout le long du visionnage. C’est du pur Lynch, tout est dans l’ambiance. L’atmosphère si étrange est donner par la façon novatrice de filmer cette scène. En effet, les acteurs l’ont joué à l’envers! Ils avaient appris par cœur un texte incompréhensible, ils marchaient à reculons. Le tout passés à l’envers à son tour au montage donne vraiment la chair de poule. Dans cet épisode, on cerne aussi encore plus le caractère particulier de Cooper. Il a beau être agent du FBI, il ne compte en aucun cas sur la logique pour résoudre l’énigme du meurtre de Laura Palmer. Il se fie aux signes, à un univers paranormal et fantastique qui n’était pas encore évident jusque là. Bref, une scène d’une « inquiétante étrangeté » que vous pouvez (re)visionner ci-dessous.


Hero Corp. Saison 1, épisode 12:

« Nouvelle peau »


un épisode d’une série française, hélas toujours méconnue. Dans cet épisode, les super-héros has been de Hero Corp décident de donner un coup de neuf à leur image et se mettent à la couture. Il y a cette scène que j’adore où ils défilent les uns après les autres, étrennant nouveaux costumes et nouveaux slogans ( « chaud comme une tornade, frais comme un gardon, je suis…Tornado »). C’est l’épisode qui montre un regain d’espoir. S’occuper de son image, c’est se prendre en considération. Donc, un épisode comique pour changer.

United States of Tara. Saison 2, épisode 6:

« Torando »


Déjà de cet épisode, j’adore le titre et l’anecdote qui y fait référence. Au journal télé, on annonce une tornade (tornado) mais l’équipe technique a fait une faute de frappe. Encore un huis-clos: à cause de la tornade toute la famille descend à la cave. L’endroit à l’air de ramener de mauvais souvenirs aux mémoires de Tara et Charmaine. Les tensions familiales éclatent et c’est là que Shoshana, l’alter psy de Tara, en profite pour faire une séance de psychanalyse improvisée. Je trouve Tony Colette vraiment excellente dans cette série. Elle n’a vraiment pas un rôle facile et s’en sort très bien. J’ai aussi un petit penchant pour Kate et sa période princesse viking.

et d’autres…

J’aurais pu aussi parler de Bree Van de Kamp qui passe les menottes de son mari sado-maso au lave-vaisselle, de Veronica Mars qui découvre l’auteur de son viol, de la niaiserie de Sookie Stackhouse, des hallucinations persistantes d’une blonde en robe rouge dans Battlestar Galactica… tant d’autres choses dans des séries que j’ai aimée… Mais ce sera pour une prochaine fois, ok?

Edit du 30 aout 2015: Faut que je le refasse avec mes séries récentes.


lundi 25 avril 2011

la cuisine du cerveau

J’aime cuisiner, mais depuis que je suis ici c’est la croix et la bannière pour faire ne serait-ce que de la pâte à crêpe… « Mais pourquoi ? », vous vois-je déjà vous étonner, la salive à la bouche à l’évocation des crêpes et l’interrogation qui frise au fond de l’œil…
« Et bien, à cause de leur système de mesure tout pourri », m’écrirai-je, pointant d’un doigt vengeur (non, pas celui-là) ma recette d’un côté et mon paquet de farine de l’autre !
Il faut savoir que dans n’importe quel domaine de la vie courante, on se trouve confronté à ce problème d’unités.
C’est à se demander comment on peut diriger le monde avec un système aussi pourri !
Imaginez les plus grands cerveaux américains réunis dans une salle top secrète du pentagone :
« Tiens, si on comptait tout comme les européens, mais avec des unités qu’ils pourront jamais comprendre ? – Ah ouais, trop bonne idée ! – Et on aurait qu’à les diviser par 12 ou par 16, ce serait encore moins logique et encore plus diabolique ! –Oh et puis on pourrait leur donner des noms idiots comme once et son raccourci ça serait lb, comme ça personne ne verrait le rapport ! – Bonne idée, on pourrait aussi utiliser quatre mots différents pour traduire une distance, on a qu’à dire pouce, pied, yard et miles…- oui, c’est pas mal ! -Mouhahahaha (rire démoniaque de savant fou américain) »

Donc, résumons :
Je veux faire disons un gâteau… (et pourtant c’est pas mon genre)
Je vais chercher une recette parmi les livres de cuisine que j’ai ramené de France. Sinon, ça aurait servi à rien et c’est pas les plus légers… Donc, je me tourne vers des valeurs sûres : mes bouquins.
Première difficulté : « verser 200 grammes de farine », me dit ma bible culinaire… J’ai beau regarder mon paquet de farine dans le blanc de l’emballage, lui, il me dit « Hinhin, je pesai 5 lb net quand tu m’as acheté »
Voici les instruments indispensables pour cuisiner aux US. La plus grosse, c’est une cup. Le reste se divise en ½, 1/3 et ¼ de cup.

Pour convertir les grammes en cup, j’utilisais internet, jusqu’à ce que mon merveilleux petit mari me concocte une table de conversion.
Mais les ennuis culinaires ne sont pas finis…
Si par exemple, ensuite ma recette me dit «  Mettez votre four à préchauffer à 180 degrés ».
Je dois également convertir les Celsius en fahrenheits. Donc une fois qu’on sait que 180°C=356°F, c’est beaucoup plus facile.
Mais il reste encore d’autres éléments à gérer.
Par exemple le beurre…

Ça aurait été beaucoup trop simple de convertir son poids en grammes ou même en once…
Non, il me le donne en tablespoon (cuillère) ou en cup…
Ensuite ma même recette française me demande d’ajouter de la levure à mon gâteau.
Je panique, je suffoque, je n’en ai pas acheté !!
Mais heureusement, les américains ont pensé à tout :

C’est de la self rising Flour : ce qui signifie que la levure est directement ajoutée à la farine.

Finalement, tout est bien qui finit bien, je parviens à faire mon gâteau et … il s’avère mangeable…
Heureusement que je suis une active adepte de la cuisine dite créative, voire expérimentale.
La pâtisserie c’est beaucoup trop technique pour moi… En plus, si maintenant il faut savoir compter, ça devient compliquer… De toutes façons, je préfère le salé !

Sinon, j’ai acheté une revue de cuisine pour ne pas rester en reste face à la gastronomie américaine :


J’essaye de vous traduire quelques extraits de la recette du gratin parce que c’est vraiment drôle :
Réchauffer le four à 375°. Beurrer un moule ovale (ou rond) avec un spray culinaire antiadhérent. (En fait, c’est du beurre en spray, oui, ça existe ici. Il faut juste penser à pas mettre le déo à coté.)
Placer une mandoline à poignée (que vous pouvez acheter sur oxo.com ou dans un magasin d’ustensiles de cuisine pour 20 dollars) au dessus d’un large bol. Placer une pomme de terre sur le trancheur et sécuriser avec le loquet. Avec un mouvement de va et viens, trancher prudemment la pomme de terre en tranche épaisse d’un huitième de pouce (aller comprendre combien ça fait en mm). A la place, vous pouvez trancher la pomme de terre avec un couteau sur une planche à découper. Répeter l’opération avec toutes les pommes de terre…
Je m’arrête là parce que c’est laborieux… Mais ça vous donne une idée de la mentalité…
Entre pub cachée et évidence. Ce n’est même pas qu’ils prennent la ménagère pour une cruche, c’est juste qu’ici on dit tout (même ce qui semble évident pour des français), on insiste sur la sécurité (comme ça s’il y a un procès à cause d’un doigt coupé, on pourra toujours dire, « vous étiez prévenu ! »)

lundi 7 février 2011

temps de cerveau disponible (1)

janvier- mars 2011

 

Listons du feuilleton

Deadwood


du  whisky, des putes et de la boue.
les débuts de l’Amerique, ou comment une bande d’ivrognes a la gâchette facile complotent et finissent par créer une société…

Un village français


Vous êtes vous déjà demandé ce que vous auriez fait pendant l’occupation?
Moi, c'est une question que je me pose souvent. Je pense que je me serai bien cachée dans un coin, sans éclat ni mérite...
Cette série explore un peu tous les cas de figures au delà de l’eternel duel collabo-resistant, et nous offrent une palette de personnage très étoffés, leurs choix, leurs doutes, leurs questionnements…

Sherlock 

Transposer Sherlock Holmes au 21 eme siecle, voila le pari de cette série anglaise. C’est drôle, et le personnage de Holmes me fascine toujours autant même flanqué d’un iphone…

Band of brothers


Je n’ai pas accroche pareil suivant les épisodes… certains étaient un peu trop lent pour moi. Je pense aussi que j’ai été dérangé par le cote exclusivement masculin de la série… cependant les images sont sublimes et je vous défie de ne pas pleurer en regardant l’avant dernier épisode…

John from Cincinnati


Poétique et surréaliste. Que vient foutre un personnage décalé, autiste, dans une famille de surfers californiens a la dérive?Poser des questions et remettre en cause le monde , sans doute….

De la BD par tomes entiers….

Walking Dead






Rick se reveille d’un coma et tombe nez a nez avec une armée de zombie.
Au lieu d’expliquer le phénomène, le comic nous plonge dans les rapports humains des « survivants ». comment s’organiser, comment survivre, se protéger?

Y, the last man


Il est le dernier homme vivant sur Terre. Un comic divertissant qui n’emmène finalement pas beaucoup de réflexion.

Girls

 Fantastique, science-fiction?
Au delà de l’intrigue principale, (des bombasses a poil débarquent pour tuer les femmes et s’accoupler avec n’importe quel porteur de sperme) ce qui m’a plu dans ce comic c’est l’analyse des rapports homme-femme. Et puis de la violence aussi.

Sodas


Il est flic mais sa mère le croit pasteur. En 12 tomes, elle ne découvre jamais le subterfuge… Mais voila, c’est ça l’Amerique ce mélange de dévotion et de violence, de croyance et de réalité bien crue dans ta face…

Promethea, Alan Moore


Attention Chef d’oeuvre!

Un roman graphique ou le scénario et le dessin se mêlent a merveille .
Une histoire de super-heroine de l’imagination. Un peu de mysticisme et des clins d’oeil a chaque page sur la culture populaire.
Des inventions narratologiques, graphiques.
Ça mélange de la mythologie égyptienne, du conte de fées, des super-héros…
avec des pages déroutantes d'inventivité comme celle-ci:


dimanche 12 septembre 2010

une photo peut en cacher une autre…

C’est pas ma petite soeur qui dira le contraire (ouaich, Flora, kassedédie!), les nouvelles normes des photos d’identités, ça pue. Et pour le photographe qui doit gérer tout un tas de paramètres relous et pour le client qui se retrouve à tous les coups avec une tronche de sortie de prison…
Ma photo de passeport ne fait pas exception… Front luisant, joues rougeaudes, regard vitreux,  oreilles bien visibles parce que bien décollées par les cheveux… enfin, un régal du genre (et non, je ne posterai pas la photo!).
Que dire encore de la photo qui orne mon permis de conduire? Encore un collector où suite à une sombre histoire de ratage de teinture pendant un acte rebelle d’adolescente, je m’étais retrouvée blonde filasse (et non pas bimbo-platine, comme j’avais sans doute voulu à l’époque.)
Du coup, vous imaginez ma joie quand j’ai découvert que pour le visa, l’administration américaine avait ses propres normes en terme de photo. A savoir, un format 5×5 qu’aucun photomaton sur le territoire n’aurait pu nous délivrer. Finalement, on a trouvé un photographe qui a accepté de nous les faire. Le résultat se passe de commentaires, les normes US étant aussi inesthétiquement flatteuses que les françaises. « baissez donc la tête que je profite de ce superbe double menton », « non, non, attachez vos cheveux, oui, comme ça bien tiré en arrière »,  » ET ARRETEZ DE SOURIRE! »
Entre temps, et entre autres joyeusetés administratives, nous avions un questionnaire à remplir en ligne. Je vous explique brièvement la galère. Bon déjà, c’est en anglais, mais bon il va bien falloir s’y faire, hein. Et en plus, le temps est limité, la session expire au bout de vingt minutes et les points de sauvegarde sont rares. ça ressemblerait juste à un jeu vidéo rigolo si les questions n’étaient pas aussi imprévisibles… Du coup, le temps de trouver l’adresse de l’école et le numéro de téléphone de l’hôtel où on a séjourné il y a un an… Et bien, je vous le donne en mille, la session a bien eu le temps d’expirer deux fois.La mission s’est terminée victorieusement, avec l’aide certaine d’une trentaine d’onglets firefox ouverts sur les pages jaunes, le livret de famille dans une main, un CV dans l’autre.
En plus de ces questions existentielles pour notre intégration, ( je vous passe le chapitre de « non, on est ni terroriste, ni communiste, ni aucun autre truc en -iste; oui, j’ai le droit de me tenir à moins de cinq cent mètres d’une école primaire… » ) il  fallait uploader une photo. Avec la prévoyance qui le caractérise, Joss en avait déjà scanné au boulot.
En amoureux modèle, il cache au fond de son porte-feuille une photo de moi qui date des prémisses de notre histoire. En mari qui assure, c’est celle-ci qu’il a scanné et envoyé à l’ambassade qui elle-même, a estimé que les normes y étaient respectées.
Résultat des courses: Sur la photo de mon visa, j’apparais telle une déesse mythologique, jeune et fraîche, nimbée d’une mystérieuse beauté. ( bon, en même temps j’avais 20 ans…)
Espérons juste que les services de l’immigration me reconnaîtront sur la photo…